L'école participe-t-elle à l'émancipation de citoyens en devenir ou forme-t-elle de futurs salariés pour les entreprises ? Laurence De Cock reçoit Nico Hirtt qui publie À l'école du capitalisme aux éditions Agone.
« Il n'y a pas de complot : tout se passe à découvert. » C'est ce qu'écrivait il y a plus de vingt-cinq ans Nico Hirtt en décrivant le processus de transformation néolibérale de l'enseignement que l'Union européenne initiait sous l'impulsion de la « Table ronde des industriels européens ».
En 2000, son livre Les nouveaux maîtres de l'école. L'enseignement européen sous la coupe des marchés avait fait grand bruit en anticipant les dérives et les impasses qu'allait engendrer cette « modernisation » de l'école. Sous couvert de « moderniser », il fallait ouvrir l'enseignement au marché, faire fonctionner l'école comme une entreprise et préparer les élèves à la vie en entreprise.
Continuer la lecture…