Bousquet, 75 000 – Mitterrand, un million

Combien précieuse dut-être cette glande, dont fut privé le président, pour être substituée dans l’âme des Français à la perte d’un million de vies humaines ! Ou est-ce alors un effet de cette séduction à laquelle succombèrent non seulement quelques mitterrandolâtres mais, semble-t-il ici, toute l’intelligentsia de ce pays, qui ne s’offusque pas d’avoir été bernée depuis 1981 pour ce cancer qui lui fut caché, de même que pour la manifestation contre l’avocat du Négus, la francisque, les amitiés cagoulardes ou anti-sémites, les Algériens guillotinés et l’existence de Mazarine.

Non, tout au contraire, de cette année 1994 où ces vérités cachées furent révélées, c’est le courage du président, son habileté, sa liberté d’être, qui sont retenus et proposés à l’édification du citoyen. Cette année 1994 apparaît comme le sommet et la récapitulation de sa vie. Il fait preuve d’un courage admirable devant la maladie. Loin de s’inquiéter de sa virilité à la clinique, vers le 18 juillet il discute géopolitique avec son urologue, Bernard Debré, qui lui demande si la France avait continué à livrer des armes à l’armée rwandaise après l’attentat contre l’avion présidentiel du 6 avril 1994. Et l’illustre patient de lui répondre que début avril, personne ne pouvait savoir qu’un génocide commençait au Rwanda. Le chef d’état-major des armées écrivait pourtant le 8 depuis Paris, que la garde présidentielle (formée par le GIGN du commandant Prouteau) éliminait les Tutsi à Kigali.

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