“Systématique, détaillée, l’acte d’accusation est implacable”, annonce Colette Braeckman, dans Le Soir, ce 9 juin, à propos du livre de Richard Johnson, Rwanda, la trahison de Human Rights Watch, avant d’ajouter que selon elle, “ses conclusions sont trop dures”.

Ainsi qu’il l’a expliqué lors de son passage à Bruxelles, l’auteur est un ancien diplomate américain spécialiste d’Europe de l’Est, qui accompagna son épouse, diplomate elle aussi, lors de son affectation au Rwanda jusqu’en 2007. Le «jeune retraité» mit son séjour à profit pour s’intéresser au pays, à son histoire et pour lire attentivement les documents produits par Human Rights Watch, qu’il considérait au départ comme la plus importante des ONG de défense des droits de l’homme, une sorte de «conscience de l’Occident».

La journaliste du Soir ajoute:

Autrement dit, en dépit de l’imposant travail de dénonciation des préparatifs du génocide, mené par Alison des Forges avant 1994, en dépit de l’ouvrage de cette dernière, «  Aucun témoin ne doit survivre  » devenu une référence incontournable, l’auteur accuse HRW d’être relativement « soft » à l’égard du Hutu power et des thèses extrémistes et « divisionnistes » bannies par la nouvelle constitution dont s’est doté le Rwanda.

Selon lui, l’organisation adresserait quatre injonctions aux nouvelles autorités rwandaises : permettez le retour des partis génocidaires (au nom de la liberté d’association) n’interdisez pas leur idéologie (au nom de la liberté d’expression) contentez-vous de juger quelques génocidaires et oubliez leurs complices étrangers et enfin, admettez, (en reconnaissant vos propres crimes) que vous ne valez pas mieux qu’eux !

L’une des causes du malentendu réside peut-être dans l’attachement des juristes américains, – très présents dans le staff de HRW –, au « premier amendement » de leur constitution, qui garantit une liberté d’association et d’expression que des pays d’Europe, après la deuxième guerre mondiale, n’avaient pas hésité à restreindre en frappant d’interdit l’idéologie et la propagande nazie…

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Lire la totalité de l’article de Colette Braeckman sur le site du SoirHuman Rights Watch accusé de «trahison» (9 juin 2014)