Première Classe Léon Elbaz, Mort pour la France

Jacques Deckel

 

Corps Franc d’Afrique – 2e DB – Régiment de Marche du Tchad

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Première Classe Léon Elbaz, Mort pour la France

26.00 TTC

Première Classe Léon Elbaz – Mort pour la France
Corps Franc d’Afrique – 2e DB – Régiment de Marche du Tchad

Ce livre s’appuie essentiellement sur des faits réels et sur la parole de témoins dont certains sont encore là mais d’autres malheureusement ne sont plus en vie.

Il s’étend sur une période de douze ans qui couvre les événements qui se situent entre les deux guerres mondiales en général et les années trente en particulier.

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Description

Lorsque son cousin germain, Léon Elbaz, s’engage au Corps Franc d’Afrique, l’auteur n’a alors que onze ans.
Les souvenirs de sa jeunesse, de sa famille et le cours des événements qui ont déferlé dans sa ville natale de Casablanca en 1942 – le régime de Vichy, la bataille de Casablanca, la riposte du Jean Bart, le débarquement américain, le Corps franc d’Afrique – ont laissé dans sa mémoire les traces ineffaçables d’une époque qui l’a profondément marqué.
Ce livre s’appuie essentiellement sur des faits réels et sur la parole de témoins. Il s’étend sur une période de douze ans qui couvre les événements qui se situent entre les deux guerres mondiales en général et les années trente en particulier, avec l’entrée en scène de Max Kapelner, un immigrant qui s’enfuit de l’Allemagne nazie pour trouver un havre de paix en France en 1933.
Le héros de cet ouvrage, plus précisément dans sa deuxième partie, est sans aucun doute Léon Elbaz, qui nous fait découvrir les conflits de l’armée française, de l’armistice et les nouveaux régiments de la France Libre.

Jacques Deckel

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Informations complémentaires

Poids 0.4 kg
Dimensions 2.5 x 12.35 x 22.1 cm

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L’auteur

Jacques Deckel

Diplomate, Psychologue, Auteur

Jacques Deckel (Elbaz) est né à Casablanca. Lorsque son cousin germain, Léon Elbaz, s’engagea au Corps Franc d’Afrique, Jacques avait onze ans, il était encore écolier. Les souvenirs de sa jeunesse, de sa famille et le cours des événements qui ont déferlé dans sa ville natale de Casablanca en 1942- le régime de Vichy, la bataille de Casablanca, la riposte du Jean Bart, le débarquement américain, le Corps franc d’Afrique-ont laissé dans sa mémoire les traces ineffaçables d’une époque qui l’a profondément marqué.

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Extraits

Présentation du livre

“En ce mois de septembre 2011 et alors que j’achève ce livre, nous sommes exactement soixante-douze ans après l’invasion de la Pologne par les armées allemandes et celles de l’URSS, au moment même où la France et l’Angleterre déclarent la guerre à l’Allemagne, début de la 2e guerre mondiale…

Sur fond de récit biographique et familial, j’ai voulu relater dans ce livre les événements historiques de cette période d’une douzaine d’années, depuis 1933 jusqu’à la fin de la guerre, événements essentiellement orientés sur les événements d’Afrique du nord et plus précisément du Maroc où j’ai vu le jour.

Résumons cet ouvrage à grands traits…

La montée au pouvoir du national-socialisme en Allemagne s’en prend aux représentants des autres partis politiques. Le parti d’Adolf Hitler est élu en janvier 1933. La loi des pleins pouvoirs, déposée le 23 mars au Reichstag, est promulguée pour une durée de quatre ans renouvelables : c’est l’instauration du système totalitaire en Allemagne que dirigera le parti nazi. Sept ans plus tard la guerre éclate en Europe. En juin 1940, juste avant la défaite française, Paul Reynaud envisage de former en Afrique du Nord un gouvernement en exil afin de continuer la lutte contre l’ennemi et de mieux poursuivre l’offensive militaire, quitte à abandonner la métropole aux Allemands. Le paquebot Massilia, mis à la disposition des politiciens français, arrive à Casablanca mais le projet de former un gouvernement en exil en Afrique du Nord échoue. C’est là cependant que débutera la défaite des armées allemandes, après le débarquement américain au Maroc et en Algérie, à partir du 8 novembre 1942.

C’est dans le Maroc de ces années-là que je vais rassembler les expériences d’une vie, notamment les émotions de mon enfance. Chose étonnante, les souvenirs de ma jeunesse de la veille de la seconde guerre mondiale à la guerre elle-même se font plus présents à mesure que je prends de l’âge. Ma jeunesse au quartier de la Ferme Blanche, ma famille, l’école que j’ai fréquentée…

Ce livre est divisé en deux parties.

I- Première partie

La première partie met en scène Max Kapelner, un émigrant juif allemand né à Berlin, qui arrive en France en mai 1933 pour y trouver un havre de paix contre l’antisémitisme et le racisme qu’il endurait dans son pays natal. Six ans plus tard, à la veille de la seconde guerre mondiale, Max va s’engager dans la Légion Étrangère Française pour défendre sa nouvelle patrie d’adoption. Envoyé en garnison au Maroc, il découvrira l’histoire millénaire de ce pays maghrébin où vit une vieille communauté juive, dont une grande partie y a trouvé refuge après la destruction du second temple de Jérusalem par les Romains, et une autre fraction a été formée par les exilés d’Espagne au XVe siècle.

Max rencontrera à Casablanca ma cousine germaine, Suzanne Chriqui, avec qui il se mariera. Par cette union, Max deviendra mon cousin par alliance. Il rencontrera aussi mon cousin germain, Léon Elbaz, soldat dans la 2e DB. Max, démobilisé de la Légion étrangère dissoute le 1er avril 1941, sera gaulliste dès la première heure. Léon et Max se considèrent comme cousins et vont par conséquent garder le contact. Léon promet à Max de rendre une visite à ses parents qui vivent dans son appartement, 24 rue de la Chaussée d’Antin à Paris, si son régiment atteint ce lieu.

Par la suite Max découvre les hauts et les bas entre l’hôte Arabe et le Juif, mais constate qu’en aucun cas les Arabes Marocains n’ont la prétention d’annihiler la communauté juive qui a contribué à l’essor économique de ce pays. La preuve la plus remarquable de la sauvegarde de cette communauté trouve son expression à l’époque de Vichy, dans l’intervention du sultan du Maroc, Mohamed Ben Youssef V, en faveur de ses protégés Juifs arguant qu’« au Maroc, il n’y a pas de Juifs, il n’y a que des Marocains ». Durant le protectorat français au Maroc, la communauté juive marocaine opte pour la civilisation française et bénéficie, grâce aux institutions des écoles de l’Alliance Israélite Universelle, de l’intégration et de l’assimilation à la culture française.

Le lecteur fera ensuite connaissance avec Léon Elbaz, mon cousin germain, rejeton francophone de cette communauté israélite du Maroc. Semblable à la plupart des jeunes de sa génération, il était imbibé d’un patriotisme sans égal envers la France qu’il voulait servir et défendre. Mais déjà, lors de la première guerre mondiale, Lyautey avait rejeté l’idée que des volontaires Juifs Marocains servent dans l’armée française. À la veille de la deuxième guerre, malgré des rapports très favorables et encourageants du haut commandement français sur le potentiel et la contribution éventuelle des volontaires Juifs pour l’effort de guerre français, la France refuse derechef la main tendue des volontaires de toutes les formations, et particulièrement celle des anciens des écoles de l’Alliance Israélite Française du Maroc. Les arguments de la politique française sont, la plupart du temps, liés au souci de ne pas trop éveiller la susceptibilité des Musulmans Marocains qui considéraient les Juifs comme inferieurs à eux.

Si le sultan du Maroc exhorte ses sujets Marocains à se mobiliser derrière la France le 3 septembre 1939, il fera allusion à ses sujets Musulmans et non-Juifs. Les lois antisémites et racistes du « Nous, Maréchal de France… » de Vichy, ne sont nullement imposées par les Allemands. Nonobstant, en mettant la police française au service des nazis, le gouvernement de Vichy se fait leur complice de la solution finale. Les Juifs Algériens, déchus de leur nationalité française, se voient relégués au statut d’indigènes. Le débarquement américain au Maroc et en Algérie, l’intervention du Jean Bart et la bataille de Casablanca retiendront toute notre attention. La « petite guerre des généraux Français » va clore la première partie de ce livre.

II- Deuxième partie

Dans la deuxième partie, je mets en valeur le rôle des résistants du 8 novembre 1942 qui donnent naissance au Corps Franc d’Afrique, l’épopée du Régiment de marche du Tchad et la deuxième division blindée du général Leclerc. Les Juifs Algériens, bien que privés de leur nationalité, s’engagent pourtant au Corps Franc d’Afrique (CFA) pour défendre leur patrie française. Les Juifs Marocains, quant à eux, n’ont même pas droit au statut d’indigènes puisqu’ils ne sont mobilisables ni par leur sultan ni par le protectorat français. Soulignons que les Juifs Marocains s’engageront dans l’armée française du CFA à titre individuel, et non à titre collectif comme ils l’auraient voulu en 1939 à la veille de la guerre.

Le Corps Franc d’Afrique, à ses débuts en 1942 sous le patronage de Giraud, n’est pas très enthousiaste à l’idée de mobiliser les Juifs Algériens et les Juifs Marocains. Mais le renversement de la situation vient de ce que les Anglais ont ouvert leurs bureaux de recrutement du Special Detachment qui enrôlent Français et volontaires Juifs Marocains et Algériens. Devant cette situation imprévue, le général Giraud, qui jusque là appliquait les lois de Vichy, et dans le but d’arrêter la fuite des éléments du CFA vers les forces britanniques, précise dans son appel aux volontaires du 25 novembre 1942, la mention : « sans distinction de nationalité, de race ni de religion ». Ni le sultan du Maroc, ni la population musulmane du Maroc, ni les Français d’Afrique du Nord ne froncèrent les sourcils à cette décision de la France qui agit non pas pour les principes de liberté, égalité et fraternité, mais tout simplement par esprit de compétition face aux Anglais qui se sont montrés moins racistes et moins antisémites que les Français.

Dans son Extrait des services tenant lieu de livret militaire, Léon Elbaz figura comme « Personne née à Casablanca, Maroc, et Marocain ». En revanche, le lieutenant-médecin Georges Benyamin et les deux frères Albert et André Choukroun dont il sera aussi question, nés en Algérie1, figureront dans leur engagement comme « indigènes ».

Une fois libérés des préjugés raciaux, religieux et antisémites, on découvre au Corps Franc d’Afrique et au Régiment de Marche du Tchad de la 2e Division Blindée du général Leclerc, un creuset dans lequel se forge un esprit de corps, de solidarité et de camaraderie dont le dénominateur commun est le dévouement pour la France.

Le soldat Léon Elbaz s’épanouit, se retrouve parmi ses amis qui partagent les mêmes goûts et la même culture. Léon est un soldat Français comme tous ceux qui sont autour de lui. Il fait la campagne de Tunisie, s’intègre à la 2e DB, participe à la campagne de France et à la Libération de Paris. Il est cité à l’ordre de son régiment pour avoir sauvé son chef de section blessé, et avance au grade de 1ère classe. Il est blessé par le feu allemand à Mignéville dans les Vosges, et est évacué dans un hôpital américain où il est opéré. Mais malheureusement, il succombera à sa grave blessure. Léon est mort pour la France et il est cité à l’ordre du Corps d’Armée. Il s’est battu pour un idéal, pour le pays qu’il aime, auquel il s’identifie et pour lequel il fait le sacrifice de sa vie.

Vingt jours après la mort de Léon, la ville de Strasbourg a été libérée par les régiments de la 2è DB. Le groupement du Lieutenant-colonel Joseph Putz, engagé dans un violent combat au village de Grussenheim, a finalement été pris après cinq jours de combat (25 au 29 janvier 1945) avec de lourdes pertes. Le lieutenant-colonel Joseph Putz, fondateur de la Compagnie marocaine du 3è Bataillon du CFA, a été tué dans ce combat par un obus.

La 2è DB rencontrera en Allemagne des rescapés du camp de concentration de Dachau.
Léon Elbaz n’était pas au courant du génocide, où six millions de Juifs ont péri en Europe à cause de l’Allemagne nazie (1939-1945), ni des atrocités des camps de concentration et d’extermination nazis, ni de la solution finale où seuls les Juifs étaient concernés. Le régiment de Léon arrivera le 5 mai 1945 au nid d’aigle qui était le Q. G. d’Hitler à l’est. Et le 8 mai 1945, l’Allemagne capitule sans condition. Trois mois plus tard, le Japon capitule et signe la paix dans la baie de Tokyo. La deuxième guerre mondiale s’achève et le monde est bouleversé par l’effroyable bilan humain où environ soixante millions de militaires et civils ont trouvé la mort.

Trois ans et demi après la mort pour la France de Léon Elbaz, en 1948, l’État d’Israël va renaître. Beaucoup d’anciens du Corps franc d’Afrique et du Régiment de Marche du Tchad, Juifs et non-Juifs, vont se porter volontaires pour la guerre d’indépendance d’Israël.

Jacques Deckel


 

Prèsentation de l’auteur

Jacques Deckel (Elbaz) est né à Casablanca. Lorsque son cousin germain, Léon Elbaz, s’engagea au Corps Franc d’Afrique, Jacques avait onze ans, il était encore écolier. Les souvenirs de sa jeunesse, de sa famille et le cours des événements qui ont déferlé dans sa ville natale de Casablanca en 1942- le régime de Vichy, la bataille de Casablanca, la riposte du Jean Bart, le débarquement américain, le Corps franc d’Afrique-ont laissé dans sa mémoire les traces ineffaçables d’une époque qui l’a profondément marqué.

Ce livre s’appuie essentiellement sur des faits réels et sur la parole de témoins dont certains sont encore là mais d’autres malheureusement ne sont plus en vie. Il s’étend sur une période de douze ans qui couvre les événements qui se situent entre les deux guerres mondiales en général et les années trente en particulier, avec l’entrée en scène de Max Kapelner, un immigrant qui s’enfuit de l’Allemagne nazie pour trouver un havre de paix en France en 1933. Le héros de cet ouvrage, plus précisément dans sa deuxième partie, est sans aucun doute Léon Elbaz, qui nous fait découvrir les conflits de l’armée française, de l’armistice et les nouveaux régiments de la France Libre.

Jacques Deckel a fait des études de Psychologie et de Pédagogie à Paris. Il a émigré en Israël et a été membre d’un kibboutz. Il est officier de réserve dans l’armée de défense d’Israël et officier de liaison avec les Nations-Unis. Il est licencié de l’Université Hébraïque de Jérusalem en Sciences Politiques, Hébreu et Français. Maîtrises en administration Publique et de Science en Education, États-Unis. Il détient une licence de pilote d’avion.

Le département de la coopération internationale du Ministère des Affaires Étrangères de Jérusalem l’a choisi pour une mission de longue durée en Guinée, où il a été jusqu’en 1965, professeur de Science-Po à l’École normale de formation d’institutrices et au Lycée Donka à Conakry. Directeur de l’Université Populaire de Jérusalem, il est ensuite nommé en 1969, Ambassadeur à Ouagadougou (Haute-Volta, aujourd’hui Burkina-Faso) par le Gouvernement d’Israël, et Vice-directeur de la Division Internationale de la Coopération Technique au Ministère des Affaires Étrangères. En 1974, il est nommé Ambassadeur d’Israël à San Salvador. En 1982 il est nommé Ambassadeur d’Israël à Haïti, et simultanément, Ambassadeur à la Grenade. Directeur de la Division Internationale du Centre de recherches Politiques au Ministère des Affaires Étrangères, il a été désigné Ambassadeur d’Israël au Guatemala et, de 1993 à 1996 Ambassadeur d’Israël en Colombie.

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