La France au coeur du génocide des Tutsi (couverture)

La France au coeur du genocide des Tutsi

Un livre de Jacques Morel

Ce livre est d’un genre peu habituel.

D’abord par son ampleur : plus de 1500 pages en un seul volume !

Ensuite par la quantité et la qualité des informations qu’il contient, ainsi que la variété des sources que l’auteur croise : enquêtes et reportages journalistiques ; investigations réalisées par des institutions parlementaires (Assemblé nationale en France, Sénat en Belgique) et par des organisations internationales (ONU, ex-OUA) ou de défense des droits de l’homme (Human Rights Watch de Washington, African Rights de Londres).

S’y ajoute une masse d’informations puisées dans des travaux universitaires, dans des récits de témoins ou de rescapés du génocide. 

Il exhibe aussi de nombreux documents issus de ce qu’il est convenu d’appeler les «archives Mitterrand».

Si Jacques Morel a pu mobiliser une si grande quantité de documents d’archives est-ce à dire que des universitaires ne pouvaient pas y accéder ? Pourquoi diable ne s’en servent-ils pas ? À moins que d’aucuns n’aient décidé d’en faire un usage sélectif. Ce qui n’est pas sans poser problème du point de vue de l’historien.

Oui, ou non, la France porte-t-elle des responsabilités dans l’histoire du génocide commis en 1994 au Rwanda ?

Assurément le livre de Jacques Morel vient à point nommé pour que l’on se pose des questions toujours d’actualité.

La France au coeur du génocide des Tutsi (couverture)

Fiche technique

La France au cœur du génocide des Tutsi
Auteur: Jacques Morel
Izuba édition / L'Esprit Frappeur

Coll. : Essais
Rayon : Sc. Politique (2070) , Histoire africaine (2110)
Sortie : avril 2010
EAN: 9782844052421

Livre épuisé

1 500 pages, 90 tableaux, 93 figures ou photos
Index des noms de 1898 personnes
Table des matières, des tableaux et des figures
Glossaire

Ce livre est d’un genre peu habituel.

D’abord par son ampleur : plus de 1500 pages en un seul volume !

Ensuite par la quantité et la qualité des informations qu’il contient, ainsi que la variété des sources que l’auteur croise : enquêtes et reportages journalistiques ; investigations réalisées par des institutions parlementaires (Assemblé nationale en France, Sénat en Belgique) et par des organisations internationales (ONU, ex-OUA) ou de défense des droits de l’homme (Human Rights Watch de Washington, African Rights de Londres).

S’y ajoute une masse d’informations puisées dans des travaux universitaires, dans des récits de témoins ou de rescapés du génocide. 

Il exhibe aussi de nombreux documents issus de ce qu’il est convenu d’appeler les «archives Mitterrand».

Si Jacques Morel a pu mobiliser une si grande quantité de documents d’archives est-ce à dire que des universitaires ne pouvaient pas y accéder ? Pourquoi diable ne s’en servent-ils pas ? À moins que d’aucuns n’aient décidé d’en faire un usage sélectif. Ce qui n’est pas sans poser problème du point de vue de l’historien.

Oui, ou non, la France porte-t-elle des responsabilités dans l’histoire du génocide commis en 1994 au Rwanda ?

Assurément le livre de Jacques Morel vient à point nommé pour que l’on se pose des questions toujours d’actualité.

Jacques Morel, titulaire d’un 3ème cycle en mathématiques appliquées a travaillé comme ingénieur statisticien et informaticien au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Strasbourg et se trouve aujourd’hui à la retraite.

Conscient d’être impliqué comme citoyen français et contribuable dans le génocide des Tutsi rwandais en 1994, il découvre dans les notes des conseillers du Président de la République que les Tutsi ont été considérés comme les ennemis de la France et que celle-ci aura ainsi été de connivence depuis 1990 avec ceux qui voulaient exterminer tous les Tutsi.

L’attentat contre l’avion présidentiel, le coup d’État qui a institué le gouvernement génocidaire, l’assassinat des politiciens artisans des accords de paix, le génocide, l’opération militaire de secours lancée par la France, sont les phases d’un même plan qui visait à l’éradication des Tutsi.

« Est-il normal que la France ne soit pas sanctionnée par les Nations Unies, alors qu’elle a manifestement violé la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, par exemple en refusant délibérément d’arrêter les auteurs du génocide pendant l’opération Turquoise ? »

« L’État français va-t-il tarder encore longtemps à reconnaître ses crimes, et verser des réparations aux victimes ? »

« Enfin, est-il pensable que les responsables politiques et militaires français n’ai pas à répondre de leurs actes ? »

Ce livre, avec une préface de José Kagabo, maître de conférences à  
l'École des
hautes études en sciences sociales, fait le point sur l'implication  
de la
France dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994  à partir de  
documents et
témoignages connus jusqu'à ce jour.  Par la richesse de son  
information il sera
un document incontournable pour apprécier le rôle de la France dans  
un génocide
qui n'aurait sans doute pas été exécuté si la France n'était pas  
intervenue
là-bas, pour prendre la place de l'ancienne puissance coloniale et  
participer à
la mise en œuvre d'une machine qui a tué au minimum un million de  
personnes
sans jamais chercher à l'arrêter.

Description de l'ouvrage :

1 500 pages, 90 tableaux, 93 figures ou photos, index des noms de  
1898
personnes, table des matières, des tableaux et des figures,  
glossaire.

Préface de José Kagabo

Ce livre est d’un genre peu habituel. D’abord par son ampleur : presque 1 500 pages en un seul volume !

Ensuite par la quantité et la qualité des informations qu’il contient, ainsi que la variété des sources que l’auteur croise : enquêtes et reportages journalistiques ; investigations réalisées par des institutions parlementaires (Assemblée nationale en France, Sénat en Belgique) et par des organisations internationales (ONU, ex-OUA) ou de défense des droits de l’homme (Human Rights Watch de Washington, African Rights de Londres).

S’y ajoute une masse d’informations puisées dans des travaux universitaires, dans des récits de témoins ou de rescapés du génocide. Par-dessus tout, Jacques Morel mobilise une somme impressionnante de pièces d’archives publiées en annexes dans le rapport de la Mission d’information parlementaire (MIP) constituée en France en 1998 pour « faire la lumière sur le rôle de la France » et dont les travaux ont été publiés sous le titre « Enquête sur la tragédie rwandaise ».

Il exhibe aussi de nombreux documents issus de ce qu’il est convenu d’appeler « fonds Mitterrand » dont certains avaient été déclassifiés à la demande de la MIP présidée en son temps par l’ancien ministre socialiste Paul Quilès.

Première observation : reprenant tout le rapport de la MIP (texte principal et annexes), Jacques Morel s’attache à démontrer point par point ce qui fait problème dans cette enquête. D’abord, une mauvaise exploitation de la richesse des documents d’archives renvoyés en annexes et de certains récits de témoins auditionnés.

Les membres de la MIP ne posent pas certaines questions de fond.

Est-ce par esquive ou par méconnaissance du dossier ?

Morel semble suggérer que les parlementaires français ont tenté d’exonérer leur pays de toute implication dans le génocide en la minimisant par des expressions du genre « erreur d’appréciation », « à la limite de l’engagement direct »... Et surtout, par le jeu de communication auquel s’est livré le président de la MIP lorsqu’il présenta à la presse les conclusions des travaux de cette dernière.

Ne disait-il pas que « ce sont des Rwandais qui ont tué d’autres Rwandais à la machette » ? Sous-entendu : la France n’y est pour rien. [1]

Manifestement, cette réponse n’a pas satisfait Morel, et c’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles il a consacré un temps qui ne doit pas être négligeable dans l’organisation de ses activités professionnelles. [2]

L’autre raison, apparemment, c’est son engagement citoyen (il milite depuis longtemps pour que la « vérité » soit dite à propos du rôle de la France au Rwanda), et il l’assume très clairement. Ainsi, on sait au moins à qui on a affaire.

Quand on rentre dans les détails, les intitulés de la plupart des chapitres ou des sous-chapitres de son livre sont de véritables actes d’accusation.

Que l’on en juge par quelques exemples :

« La France et la répétition générale du génocide » (chap. 3) ;

« Des dirigeants français adhèrent à l’idéologie raciale » (chap. 4) ;

« L’intention d’un génocide est connue des Français » (chap. 5) ;

« Participation des Français à la préparation du génocide » (chap. 6)...

Il est évident que ce livre suscitera en France beaucoup d’indignations. La polémique à ce sujet n’est que trop bien connue.

D’un côté il y a des « Noires fureurs, [3] blancs menteurs [4]  », des « anti-France » (des citoyens français qui, agissant individuellement ou en associations, posent des questions gênantes, et qui joueraient ainsi le jeu des « Anglo-saxons »).

De l’autre, il y a des défenseurs de l’honneur de la France et de celui de son armée, certains agissant à visage découvert (Péan, Lugan, Onana), d’autres se couvrant du masque de l’objectivité universitaire.

Cartes sur table :

  1. Si Jacques Morel a pu mobiliser une si grande quantité de documents d’archives du « fonds Mitterrand », est-ce à dire que des universitaires (surtout les « rwandologues ») ne pouvaient pas y accéder ?
  2. Si oui (Bernard Lugan en utilise quelques-uns), pourquoi diable ne s’en servent-ils pas ? À moins que d’aucuns n’aient décidé d’en faire un usage sélectif. Ce qui n’est pas sans poser problème du point de vue de l’historien.

 

Quoi qu’il en soit, ces archives-là circulent, Morel le démontre, et l’on commence à en analyser le contenu et la valeur heuristique (voir l’article de Raphaëlle Maison, à paraître incessamment dans la revue Esprit).

La question centrale que me paraît poser le livre de Jacques Morel, – et c’est pourquoi j’ai accepté de le préfacer –, est la suivante : le livre aborde des problèmes de fond et fonde son analyse sur des faits révélés ou attestés par plusieurs sources recoupées. Faut-il tout rejeter en bloc, ou discuter ces faits sur une base d’arguments solides ?

Il fallait bien un « spécialiste » atypique de l’histoire du génocide des Tutsi du Rwanda, qui ne se prévaut pas de plusieurs « années de terrain », ni de familiarité avec des dirigeants (tels que se les représentent certains conseillers occultes ou des familiers de bureaux ministériels se prenant, comme pendant les premières années des indépendances en Afrique, pour des « assistants techniques » [5] ), pour nous rappeler à l’essentiel du débat.

Oui, ou non, la France porte-t-elle des responsabilités dans l’histoire du génocide commis en 1994 au Rwanda ?

Des hommes au pouvoir aujourd’hui dans l’Hexagone – question de génération peut-être, ou le fait qu’ils soient moins liés à la mémoire de celui qui était président de la République française à l’époque des faits – ne tiennent pas le même langage que celui de leurs prédécesseurs : Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, parle de « faute politique » et irrite Alain Juppé, ancien ministre des Affaires étrangères du président Mitterrand ; lors de son voyage éclair au Rwanda en mars 2010, Nicolas Sarkozy, actuel président de la République française, s’est incliné devant le mémorial du génocide à Gisozi.

Assurément le livre de Jacques Morel vient à point nommé pour que l’on se pose des questions toujours d’actualité. Pour n’en conclure que sur une : qui a abattu l’avion de l’ancien président Habyarimana, et qui détient les éléments de preuve ?

Le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, dont les conclusions sont pour l’essentiel fondées sur le récit de témoins qui se sont rétractés et sur la contribution d’experts universitaires qui ont cautionné intellectuellement ce récit recueilli dans des conditions assez discutables au regard des normes de leur métier ?

Qu’on lise attentivement le chapitre consacré par Morel à ce sujet.

S’il ne fait aucune révélation de nature à modifier radicalement l’opinion que les uns et les autres peuvent avoir sur l’état de la question, il confronte au moins toutes les thèses en présence à ce jour, et il ne se contente pas des seuls récits de témoins prétendument oculaires qui, du jour au lendemain, changent de version.

Assurément le débat sur le rôle de la France, ou de sa part de responsabilité, dans l’histoire du génocide des Rwandais tutsi en 1994, ne fait que continuer. Jacques Morel y apporte sa contribution (bien sûr avec sa sensibilité). Charge à d’autres de prouver qu’ils contribuent à la connaissance de l’histoire sans y mêler des enjeux civiques ou politiques.

José Kagabo
Maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales

 


 

Notes :

1 - C’est toujours sa position, si j’en juge par les propos qu’il a tenus dans un débat que nous avons eu récemment (avec d’autres) sur « France 24 heures » à l’occasion de la visite du président Sarkozy au Rwanda.

2 - Signalons au passage qu’il ne fait pas partie du petit monde de la « rwandologie » que forment les spécialistes patentés. J’emprunte cette expression au regretté Pierre Alexandre, ancien professeur de langues bantu à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) à Paris, qui, ironiquement, s’agaçait ainsi de constater à quel point le discours ethnologique sur le Rwanda aspirait à être pourvoyeur d’exemples ou de modèle sur lequel devait se construire ce qu’il appelait l’« africanistique » : c’est-à-dire l’africanisme.

3 - Des Noirs qui se sont tués à la machette.

4 - Ceux qui posent la question de la responsabilité ou de la politique de la France dans le processus qui conduisit au génocide. Voir à ce sujet les livres de Pierre Péan, mais aussi d’autres, comme ceux de l’historien Bernard Lugan, de Jacques Hogard (officier de l’armée française envoyé au Rwanda en 1994 dans l’expédition dénommée « Opération Turquoise »), ainsi que les prises de position de l’association « France Turquoise ». Pour ne pas alourdir cette préface, je me contenterai d’indiquer les noms d’auteurs dont les travaux sont référencés dans le livre.

5 - Lire par exemple le dernier livre de F. Reytjens, Les risques du métier, Paris, L’Harmattan, 2009.

 

La conclusion de La France au cœur du génocide des Tutsi qui fait un résumé des apports de l’ouvrage :

Résultats factuels

Au terme d’une enquête commencée il y a plus de 8 ans, trop fragmentaire pour faire œuvre d’histoire, mais réunissant suffisamment d’indices pour juger, en tant que citoyen, du rôle de notre pays, la France, quoique nous n’ayons pas encore dépouillé tous les documents à notre disposition et que beaucoup de témoins restent à entendre et de documents à découvrir, mais constatant qu’en règle générale toute nouvelle information concernant le rôle de la France au Rwanda de 1990 à 1994 ne fait qu’augmenter les charges contre elle, nous pouvons dégager les conclusions suivantes :

Les massacres de Tutsi en 1994 sont un génocide

En 1994, le Rwanda a été le théâtre de massacres qui ont été qualifiés par l’ONU de génocide des Tutsi, selon la définition adoptée à l’article II de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.

Le groupe tutsi a été défini comme une race par les colonisateurs européens. Il fut désigné plus tard comme un groupe ethnique. Les Tutsi ne sont ni une ethnie ni une race mais sont un groupe qui a, depuis l’époque coloniale, été clairement identifié sur tous les documents administratifs et en particulier sur les cartes d’identité. D’avril à août 1994, et même plus tard encore, la mention tutsi sur les cartes d’identité signifiait la mort.

La reconnaissance de ce génocide a été volontairement retardée Le génocide des Tutsi du Rwanda est le premier génocide reconnu depuis l’adoption par l’ONU de cette Convention en 1948. Alors qu’il aurait pu être empêché dès le 9 avril, jour d’arrivée des troupes françaises, ou être reconnu comme un génocide dès la fin du mois d’avril 1994, plusieurs membres du Conseil de sécurité, dont la France, se sont opposés à ce qu’il le soit. Il l’a été le 28 juin 1994 par le rapporteur spécial de la Commission des Droits de l’homme de l’ONU, M. René Degni-Ségui.

À ce moment-là encore, alors que des troupes françaises étaient sur place avec un mandat des Nations Unies, sous chapitre VII de la Charte de l’ONU, plusieurs membres du Conseil de sécurité, dont la France, présentèrent la résolution 935 du 1er juillet qui différait la reconnaissance du génocide en demandant au Secrétaire général de l’ONU, M. Boutros Boutros-Ghali, de nommer d’urgence une commission d’experts. Ce dernier ne les nomma que le 1er août. Pourquoi fallait-il qu’ils soient francophones ? Ils rendirent des conclusions le 4 octobre 1994 qui ne faisaient que confirmer ce qu’avait déjà écrit Degni-Ségui, trois mois auparavant.

Mais à cette date, le génocide était consommé, faisant environ un million de morts. Les assassins étaient à l’abri au Zaïre et les troupes françaises reparties. Les Nations Unies, et en particulier les 5 membres permanents du Conseil de sécurité, se sont limités à faire poursuivre les auteurs de ce génocide devant un Tribunal international créé le 8 novembre 1994, mais ne l’ont ni prévenu ni combattu quand il a été exécuté sous les yeux de tous.

Ce génocide a été exécuté par le Gouvernement intérimaire rwandais

Ce génocide a été exécuté par le Gouvernement intérimaire rwandais, son armée, sa gendarmerie, son organisation de l’autodéfense populaire, ses autorités administratives et par les partis représentés dans ce gouvernement et leurs milices ; les concepteurs de ce plan d’extermination étant à identifier.

Un de ses aspects les plus horribles est qu’une large partie de la population, endoctrinée par des idéologues utilisant les moyens modernes de radiodiffusion et de mise en condition psychologique, a participé aux massacres. L’accusation la plus répandue était que les Tutsi voulaient prendre le pouvoir et tuer tous les Hutu.

Origine de l’idéologie génocidaire

L’idéologie diffusée avant et pendant le génocide s’inspire du mythe hamitique selon lequel les Tutsi sont une race à part, venue d’Éthiopie, qui a envahi le Rwanda. Cette croyance a été enseignée par les missionnaires catholiques, les Pères blancs en particulier, avec d’autant plus de force que c’est eux qui ont inventé la forme écrite de la langue parlée par tous, le kinyarwanda, modelant ainsi les esprits des éduqués suivant leurs théories. Ils ont d’abord suggéré aux colonisateurs européens que les Tutsi étaient une race supérieure qu’il fallait utiliser pour administrer le pays, percevoir les impôts, rendre la justice et convertir la population à la foi chrétienne.

Mais lorsque, dans les années 1950, cette élite tutsi se mit à revendiquer l’indépendance du pays et à contester le monopole de l’Église sur l’enseignement, une nouvelle génération de missionnaires, voulant sauver ce royaume chrétien du péril communiste, se mit à dénoncer dans les Tutsi des féodaux aristocrates qui opprimaient les Hutu et les réduisaient en esclavage. Ils persuadèrent les Hutu qu’ils devaient se débarrasser du « joug féodal » des Tutsi.

Ils allèrent même jusqu’à dénoncer les Tutsi comme des colonisateurs, s’octroyant à eux-mêmes et aux Belges le rôle d’émancipateurs des Hutu.

(...) — la suite dans le document pdf ci-dessous.

FCGTconclusion.pdf

L’auteur

Jacques Morel, ingénieur au CNRS, ne connaissait rien au Rwanda jusqu’en juin 1994.

C’est lors de l’opération Turquoise qu’il a commencé à réaliser combien son pays était engagé dans le soutien aux auteurs du génocide.

Jacques Morel, titulaire d’un 3ème cycle en mathématiques appliquées a travaillé comme ingénieur statisticien et informaticien au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Strasbourg et se trouve aujourd’hui à la retraite.

Conscient d’être impliqué comme citoyen français et contribuable dans le génocide des Tutsi rwandais en 1994, il découvre dans les notes des conseillers du Président de la République que les Tutsi ont été considérés comme les ennemis de la France et que celle-ci aura ainsi été de connivence depuis 1990 avec ceux qui voulaient exterminer tous les Tutsi.

Il a été membre de l’association Survie de 1995 a 2002. 

Une partie de son travail sur Bisesero a été reprise par la CEC dans "L’horreur qui nous prend au visage". Il a participé à la réédition d’"Un génocide sans importance” de Jean-Paul Gouteux.

En collaboration avec Georges Kapler, il a écrit plusieurs articles dans la revue annuelle La Nuit Rwandaise.

Il a été entendu par la commission Mucyo le 12 juillet 2007. 

Il est par ailleurs l’auteur de "Calendrier des crimes de la France outre-mer", chez L'Esprit Frappeur en 2001.

Couverture de La France au coeur du génocide des Tutsi

La France au coeur du genocide des Tutsi

60.00 TTC

Ce livre est d’un genre peu habituel.

D’abord par son ampleur : plus de 1500 pages en un seul volume !

Ensuite par la quantité et la qualité des informations qu’il contient, ainsi que la variété des sources que l’auteur croise : enquêtes et reportages journalistiques ; investigations réalisées par des institutions parlementaires (Assemblé nationale en France, Sénat en Belgique) et par des organisations internationales (ONU, ex-OUA) ou de défense des droits de l’homme (Human Rights Watch de Washington, African Rights de Londres).

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Description du produit

Ce livre est d’un genre peu habituel.

D’abord par son ampleur : plus de 1500 pages en un seul volume !

Voir la présentation complète du livre

Ensuite par la quantité et la qualité des informations qu’il contient, ainsi que la variété des sources que l’auteur croise : enquêtes et reportages journalistiques ; investigations réalisées par des institutions parlementaires (Assemblé nationale en France, Sénat en Belgique) et par des organisations internationales (ONU, ex-OUA) ou de défense des droits de l’homme (Human Rights Watch de Washington, African Rights de Londres). S’y ajoute une masse d’informations puisées dans des travaux universitaires, dans des récits de témoins ou de rescapés du génocide. 

Il exhibe aussi de nombreux documents issus de ce qu’il est convenu d’appeler les «archives Mitterrand». Si Jacques Morel a pu mobiliser une si grande quantité de documents d’archives est-ce à dire que des universitaires ne pouvaient pas y accéder ? Pourquoi diable ne s’en servent-ils pas ? À moins que d’aucuns n’aient décidé d’en faire un usage sélectif. Ce qui n’est pas sans poser problème du point de vue de l’historien. Oui, ou non, la France porte-t-elle des responsabilités dans l’histoire du génocide commis en 1994 au Rwanda ? Assurément le livre de Jacques Morel vient à point nommé pour que l’on se pose des questions toujours d’actualité. Jacques Morel, titulaire d’un 3ème cycle en mathématiques appliquées a travaillé comme ingénieur statisticien et informaticien au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Strasbourg et se trouve aujourd’hui à la retraite.

Conscient d’être impliqué comme citoyen français et contribuable dans le génocide des Tutsi rwandais en 1994, il découvre dans les notes des conseillers du Président de la République que les Tutsi ont été considérés comme les ennemis de la France et que celle-ci aura ainsi été de connivence depuis 1990 avec ceux qui voulaient exterminer tous les Tutsi. L’attentat contre l’avion présidentiel, le coup d’État qui a institué le gouvernement génocidaire, l’assassinat des politiciens artisans des accords de paix, le génocide, l’opération militaire de secours lancée par la France, sont les phases d’un même plan qui visait à l’éradication des Tutsi.
« Est-il normal que la France ne soit pas sanctionnée par les Nations Unies, alors qu’elle a manifestement violé la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, par exemple en refusant délibérément d’arrêter les auteurs du génocide pendant l’opération Turquoise ? » « L’État français va-t-il tarder encore longtemps à reconnaître ses crimes, et verser des réparations aux victimes ? » « Enfin, est-il pensable que les responsables politiques et militaires français n’ai pas à répondre de leurs actes ? »
Ce livre, avec une préface de José Kagabo, maître de conférences à  
l'École des
hautes études en sciences sociales, fait le point sur l'implication  
de la
France dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994  à partir de  
documents et
témoignages connus jusqu'à ce jour.  Par la richesse de son  
information il sera
un document incontournable pour apprécier le rôle de la France dans  
un génocide
qui n'aurait sans doute pas été exécuté si la France n'était pas  
intervenue
là-bas, pour prendre la place de l'ancienne puissance coloniale et  
participer à
la mise en œuvre d'une machine qui a tué au minimum un million de  
personnes
sans jamais chercher à l'arrêter. Description de l'ouvrage :

1 500 pages, 90 tableaux, 93 figures ou photos, index des noms de  
1898
personnes, table des matières, des tableaux et des figures,  
glossaire.
  Jacques Morel, ingénieur au CNRS, ne connaissait rien au Rwanda jusqu’en juin 1994. C’est lors de l’opération Turquoise qu’il a commencé à réaliser combien son pays était engagé dans le soutien aux auteurs du génocide. 

Il a été membre de l’association Survie de 1995 a 2002. 

Une partie de son travail sur Bisesero a été reprise par la CEC dans "L’horreur qui nous prend au visage". Il a participé à la réédition d’"Un génocide sans importance” de Jean-Paul Gouteux. En collaboration avec Georges Kapler, il a écrit plusieurs articles dans la revue annuelle La Nuit Rwandaise. Il a été entendu par la commission Mucyo le 12 juillet 2007. 

Il est par ailleurs l’auteur de "Calendrier des crimes de la France outre-mer", chez L'Esprit Frappeur en 2001.
  Fiche technique La France au cœur du génocide des Tutsi EAN: 9782844052421 Auteur: Jacques Morel Izuba édition / L'Esprit Frappeur 1 500 pages, 90 tableaux, 93 figures ou photos Index des noms de 1898 personnes Table des matières, des tableaux et des figures Glossaire  

Information complémentaire

Poids 2.3 kg
Dimensions 5 x 21 x 29.5 cm

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