Le principal méfait de l’industrie nucléaire n’est pas celui qu’on croit

De l’indépendance énergétique de la France

Un texte de Jaques Morel
auteur de La France au coeur du génocide des Tutsi

Qui connaît les circonstances dans lesquelles la France est entrée en possession du Niger où se trouvent les principales mines d’uranium d’Areva ? Qui se souvient de cette mission Afrique centrale, cette colonne infernale des capitaines Voulet et Chanoine, qui mit à feu et à sang le pays Mossi (Burkina Faso actuel), le Soudan (Mali actuel), le Niger et le Tchad en 1898-1899 ? Qui se souvient de ces 20 femmes tuées à coup de lance avec leurs nourrissons ce 9 janvier 1899 à Sansané-Haoussa, au bord du fleuve Niger, sur l’ordre du capitaine Voulet ?[1]

Qui se souvient que plus d’un millier d’habitants de Birni N’konni, bourg de l’actuel Niger, furent passés par les armes le 2 mai 1899 ?[2] C’est grâce à ces massacres que la France garde le contrôle de cette région encore à l’heure actuelle. Et réciproquement, c’est ce malheureux pays, le Niger, qui est garant de l’indépendance énergétique de la France, comme le Gabon et le Congo Brazza le sont pour le pétrole.[3]

Ainsi le conglomérat nucléaire français Areva contrôle au Niger les mines d’Arlit et d’Akokan, dans la région d’Agadez, et va mettre en exploitation le gisement d’Imouraren.

Ce pays était en 2008 un des plus pauvres de la planète mais le 3e exportateur mondial d’uranium. Le président du Niger, Mahamadou Issoufou est d’ailleurs un ancien de la Somaïr, filiale d’Areva.[4]

Autre preuve du caractère criminel de la domination française sur les pays d’Afrique au riche sous-sol, plusieurs militaires français ou collaborateurs de François Mitterrand, qui trempèrent avec lui dans le génocide des Tutsi au Rwanda, se retrouvent faire partie d’Areva.

Le PDG d’Areva, Anne Lauvergeon, était secrétaire général adjointe à la présidence de la République et, succèdant à Jacques Attali, conseillère de François Mitterrand en 1994, alors que celui-ci laisse massacrer de sang-froid les Tutsi du Rwanda par des tueurs qu’il soutient et arme.

Dominique Pin, conseiller adjoint à la présidence de la République pour les Affaires africaines, promoteur du Hutu Power avec Marcel Debarge, devient par la suite directeur d’Areva-Niger.

(…)

La suite sur le site Izuba Information: /info/fission-nucleaire-et-massacres-africains,384.html

 

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