« poésie des matières et des couleurs dans des lumières naturelles »

François Giveri en quête d’une lumière orientale

Giveri : un « corps à corps » avec la toile

L’artiste peintre français François Giveri a exposé dernièrement, à la Cité portugaise d’El Jadida au Maroc, des oeuvres artistiques appartenant à deux styles picturales distincts à savoir des toiles figuratives qui sont des oeuvres de petits formats réalisées sur papier en technique mixte : encre de Chine et de couleur, aquarelle, gouache, crayon de papier, craie, etc.

Elles sont marouflées sur bois et vernies. Ces oeuvres permettent à Giveri de mettre en évidence la poésie des matières et des couleurs dans des lumières observées sur nature, elles témoignent de sujets analysés et transformés selon son imagination, cherchant ainsi une vibration de la lumière et des transparences atmosphériques.

La médina d’Azemmour, la ville où vivait Giveri depuis pas mal d’années, et ses environs sont ses terrains de « chasse » privilégiés. Quant aux toiles abstraites, elles relatent des émotions rassemblées, recomposées, recueillies lors de ses déplacements au Maroc.

Giveri cherche ainsi un rapport fusionnel avec l’abstraction de la nature, dans un « corps à corps » avec la toile qu’il froisse, plie pour obtenir un dessin en réseau où l’imprévu à aussi sa part. Il fabrique ses couleurs à partir de terres ocres et de pigments qu’il se procure depuis des années à St Saturnin d’Apt dans le midi de la France. Les mélanges sont variables, peintures acrylique et colle, huile et essence de térébenthine, vernis cellulosique, sable, terre, etc.

Le choix des gammes est dicté par la perception et transformé par l’émotion, les matériaux et les outils de réalisation. La composition varie selon les sujets et les formats et répond à l’instinct plus qu’à des règles, et en regardant ses toiles figuratives et abstraites, le clair-obscur est une technique picturale prédominante, ce qui permet au« regardeur » d’aborder une profondeur suggérée et d’être « envahi » par l’oeuvre. Ainsi, François Giveri peint le monde tel qu’il est en essayant de le sublimer dans une énergie positive.

Exposant à la galerie Chaïbia Talal à la Cité portugaise d’El Jadida, François Giveri est impressionné par la qualité architecturale du lieu et par le fait qu’il honore cette grande artiste peintre autodidacte dont les peintures sont depuis longtemps très connues et appréciées dans le milieu des arts plastiques en France.

L’artiste peintre François GIVERI (pseudonyme de Jean-Pierre Poggi-Vérignon), est né à Tunis le 29 juillet 1942, et vit à Azemmour depuis 2006. Peint depuis l’âge de quinze ans ; BEPC en 1958, Bac en 1961 (anglais, latin grec, philo) à Marseille ; certificats du professorat de dessin en 1963 et 64, à Paris, lycée Claude Bernard ; CES d’esthétique en 1965, Fac des Lettres d’Aix-Marseille ; diplôme national des Beaux-arts, diplôme régional de Luminy, en 1967, section peinture, à Marseille.

Il a exercé en France pour le compte de l’Etat, des activités dans les domaines de l’art contemporain et des musées et a terminé sa carrière comme conservateur en chef du patrimoine en 2002. Durant cette période, il a réalisé des œuvres dans des collections privées en France et au Maroc. François GIVERI nous confirme :« Je réalise des peintures sur toile et sur papier que j’espère sources d’émotions visuelles et embarcadères pour l’imagination de chacun ». La peinture est devenue pour GIVERI une activité à plein temps depuis 2002.

Il reste à signaler que l’exposition de l’artiste peintre François Giveri dans la galerie Chaïbia Tallal, entre dans le cadre d’un travail humanitaire pour le compte d’une association d’handicapés à El Jadida.
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Mis en ligne par Abdelali Najah
 10/09/2011

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