La démocratie est un rapport de force

« Indignados » : La révolution a déjà commencé

Par Jean Zin

Avant de prendre congé, alors que le mouvement semble connaître un reflux, à l’exception notable de la Grèce, il me semble que c’est le moment de se rendre compte que, quoiqu’il arrive, la révolution a déjà commencé.

Cela ne veut pas dire que la victoire serait proche, encore moins qu’elle serait facile.

Il faut s’attendre à bien des revers mais si l’on peut dire que la crise n’a pas encore vraiment eu lieu, on a déjà les prémices de la révolution à venir.

Dans le sillage des révolutions arabes, le mouvement des indignados a bien posé les bases des mobilisations populaires devenues indispensables pour sortir de l’impasse où nous conduisent des marchés financiers aveugles.

C’est l’année de tous les dangers, pour l’Euro, l’Europe, La Grèce, l’Espagne et même la France ou l’Italie (et bien d’autres). Il ne fait aucun doute que pour l’instant, l’échec de la #frenchrevolution est patent. Le fait que la France ne soit pas encore dans la ligne de mire des agences de notation et ne soit pas sous la pression d’une rigueur à pas forcés explique le manque de mobilisation jusqu’ici.

L’élection présidentielle n’y est pas favorable non plus avec son marché des illusions mais on n’y échappera pas et on peut estimer que les thèmes de la protestation ne changeront guère désormais, se situant dans le prolongement des événements récents. Les problèmes sont bien posés si les solutions en sont encore floues.

Certes, on peut se gausser du réformisme affiché, du caractère petit-bourgeois des chômeurs diplômés et des blogueurs qui font le gros des troupes. On est bien loin du schéma d’une « révolution prolétarienne » mais d’une part les révolutions partent toujours de revendications très partielles, d’autre part elles ont toujours besoin du soutien de la classe moyenne. Enfin, il ne s’agit pas d’attendre le paradis d’un grand soir définitif, seulement de sortir de la crise, de faire un peu plus de place aux jeunes générations et d’adapter nos démocraties vieillissantes aux bouleversements de fond en comble de nos sociétés depuis l’avènement du numérique. Les symptômes de l’inadaptation du système actuel aux nouvelles réalités sont innombrables. Il faudra en sortir avec de nouvelles protections sociales (un revenu garanti, un droit effectif au logement), une nouvelle organisation du travail (travail autonome, travail choisi, relocalisation), une nouvelle classe politique, une nouvelle démocratie, une nouvelle Europe, un nouvel Euro.

Il faut mesurer tout ce qui sépare le temps où l’on pouvait rêver d’une révolution, voire la prévoir en appelant à l’intervention des peuples, et la situation actuelle d’une révolution qui a déjà commencé, dont on voit mieux les contours et les perspectives. Évidemment, il suffit d’organiser des élections pour revenir à l’ordre, sauf que la crise ne va pas s’arrêter pour autant, s’approchant au contraire dangereusement du moment où les Etats auront grillé toutes leurs cartouches. De quoi maintenir la protestation à haut niveau, multipliant les chances d’étendre le mouvement et de déboucher sur de véritables conquêtes sociales et démocratiques. Il peut se passer beaucoup de choses, on peut connaître bien des revers. Cela prendra sans doute des années (on ne crée pas un nouveau monde en un jour) mais le plus important, c’est qu’on en a déjà le cadre, au moins l’esquisse d’une nouvelle révolution européenne sinon mondiale.

L’occupation des places a montré à la fois la richesse des débats et les limites des propositions qui en sont sorti, c’est ce qui rend d’autant plus urgent d’en travailler la matière, et, à partir de ces nouveaux cahiers de doléances construire des réponses politiques. C’est donc le moment des programmes et de la propagande où l’on a besoin de matériel militant et d’argumentaires. Il y a en effet deux nécessités qui obligent à se mêler de nos affaires : à la fois de changer de système de production et de résister aux tendances autoritaires.

On a sans doute trop rapidement remisé aux oubliettes la loi sur le contrôle d’internet qui a déclenché, pas pour rien, le mouvement espagnol. La liberté et la gratuité d’internet vont de pair selon les deux sens du mot anglais « free » et la gratuité des logiciels libres, entre autre, modifie tout le système de rémunération. Je suis persuadé que dans la conjoncture actuelle, il faudrait revendiquer tout aussi clairement la légalisation du cannabis et la fin de la guerre à la jeunesse qui est faite au nom d’une lutte contre la drogue notoirement arbitraire, inefficace et contre-productive, facteur de développement des mafias et de la violence. Si la lutte contre des inégalités insupportables doit rester au premier plan, il faut y joindre la préservation et l’extension de nos libertés concrètes trop facilement bradées, aussi bien par les populistes que les néolibéraux. C’est un enjeu crucial. Il ne faut pas laisser les revendications libertaires aux anarchistes extrémistes dont la violence est groupusculaire et démobilisatrice.

Ce serait sûrement le moment d’essayer de populariser le caractère indissociable de la lutte contre les inégalités et les lois liberticides : « les peuples ne devraient pas avoir peur de leurs gouvernements » qui, en plus, sont incapables de prendre des mesures courageuses dans un domaine comme dans l’autre. La mise au rencart des partis est le geste essentiel des occupations permettant de surmonter nos divisions et la compromission des élus.

Il ne s’agit donc pas de construire de nouveaux partis mais il faudrait sûrement constituer des organes de propagande et de communication, des ateliers de graphistes pour propager les thèmes les plus porteurs et leur donner plus de cohérence avec une orientation plus écologiste et libertaire où se combinent libéralisation d’internet et des drogues avec la libération du travail (travail choisi grâce au revenu garanti) et une relocalisation qui soit une véritable réappropriation de nos vies et un renouveau de la démocratie, sans oublier l’urgence de passer aux énergies renouvelables, ce qui devrait occuper pas mal de monde, annonçant enfin le passage de l’ère de l’énergie à l’ère de l’information qui commence à peine et qui pourrait être une ère de libertés, mais qu’il faudra conquérir pied à pied...

Par Jean Zin, le mercredi, 15 juin 2011

La démocratie est un rapport de force

Quelques réflexions rapides sur les perspectives du mouvement en cours, par Jean Zin le Dimanche, 29 mai 2011


Rien de plus bienvenu que d’exiger une démocratie réelle à la place d’une démocratie formelle de plus en plus vidée de sa substance mais il faudrait bien comprendre pourquoi le droit de vote ne suffit pas à définir un régime démocratique, ce qui peut paraître étonnant, tout de même, du moins quand les élections ne font pas l’objet de falsifications patentes.

On fait appel en général à une supposée « servitude volontaire » assez imbécile, donnant l’illusion qu’il suffirait d’éclairer le peuple de nos lumières pour qu’il suive la voie lumineuse de l’émancipation (la nôtre bien sûr). C’est tout autre chose et un peu plus compliqué, d’une part du fait que la vérité n’est pas donnée (on a toujours moins raison qu’on ne croit et on ne pense pas tous pareil, loin de là) mais surtout parce que le vote est avant tout un rapport de force, ce qui est beaucoup trop dénié alors que sous la monarchie, voter était ouvertement un rite de soumission.

Les critiques de la démocratie et notamment des régimes parlementaristes ne sont pas nouvelles, ayant même été très à la mode entre les deux guerres mondiales, que ce soit dans la version communiste ou fasciste au nom d’une unité du peuple fantasmée. On sait que, dès l’origine, Platon dénonçait les risques ostensibles de démagogie et de populisme de ce que Churchill appelait le pire des régimes à l’exception de tous les autres... Ce n’est pas un problème qu’on découvre, toutes sortes de solutions ayant été déjà expérimentées. Il ne faut pas s’imaginer découvrir la Lune mais tenir compte des échecs passés et des limites de pays dont le caractère démocratique semble bien pouvoir être donné en modèle pourtant, comme la Suisse.

Marx voyait dans les droits du citoyen dépourvu de tout, plutôt les droits de la marchandise et la condition du salariat, d’un travailleur « libre » de vendre sa force de travail mais surtout qui y est obligé par manque de ressources et de moyens de production. La « démocratie réelle » pour les marxistes, consiste donc d’abord dans l’existence de droits sociaux et des moyens concrets de vivre, ce qui est indéniable (l’égalité, c’est la liberté). Le « droit à l’existence » doit faire partie des revendications du mouvement (revenu de base et droit au logement au moins) mais cela ne saurait se substituer aux procédures démocratiques et à l’expression citoyenne comme dans les régimes communistes réprimant toute dissidence. Certes, le mot d’ordre affiché était bien celui d’une démocratie directe, de « conseils ouvriers », d’une république des conseils sensée être à l’opposé du parlemantaro-capitalisme mais qui était encore pire. On a vu à quel point l’affirmation « tout le pouvoir aux soviets » n’était qu’une propagande de façade, par force peut-on dire, car cela ne signifie qu’une dénégation de l’inévitable organisation des pouvoirs, d’autant plus si on prétend diriger l’économie (qu’il vaudrait mieux relocaliser qu’étatiser).

Le régime représentatif s’est imposé d’être plus effectif qu’une apparence de démocratie directe trop facilement manipulée mais Robert Michels dénonçait déjà en 1914 la coupure entre le peuple et les élus devenus une élite selon ce qu’il appelait « la loi d’airain de l’oligarchie » et qui s’appliquait aux différents partis autant qu’au pouvoir, en même temps que sa bureaucratisation. La ploutocratie aussi faisait déjà l’objet d’attaques continuelles. On peut dire qu’on avait été prévenu !

Pourtant, et malgré Mai68, je dois dire que je gardais comme la plupart des gens une relative confiance dans les élections avant d’en faire l’expérience et de connaître la vie de parti. En effet, les Verts du coin avaient absolument tenu à me présenter aux élections législatives malgré mes réticences, mais ce fut l’occasion pour moi de constater à quel point c’était une mascarade, ne pouvant jouer à armes égales, la question des moyens étant primordiale pour se faire entendre, beaucoup plus qu’on ne croit. Mon score fut, très logiquement, infinitésimal mais cela m’a fait comprendre du moins que l’essentiel dans ces élections, ce n’était pas les idées, ni mêmes les hommes mais le réseau, souvent pratiquement mafieux ou plutôt féodal car ces réseaux, tissés au long du temps, sont des réseaux d’intérêts et de petits services entretenant de solides fidélités. C’est ce qui fait qu’on élit toujours les mêmes. Il y a souvent au moins deux réseaux qui s’affrontent et qu’on dit de droite ou de gauche (sans qu’on voie bien souvent ce qu’il y a de gauche !) mais l’essentiel, c’est de se rendre compte à quel point la démocratie « représentative » (plutôt « compétitive ») n’est pas une démocratie d’opinions mais de rapports de force entre réseaux, entre classes, entre populations. C’est véritablement la lutte des places ! Non seulement on régresse ainsi aux comportements tribaux si ce n’est à la corruption institutionnalisée mais ces rapports de force sont, en tout cas, un facteur d’immobilisme et d’impuissance.

La situation est assez générale pour se retrouver chez les meilleurs, peut-on penser, et, pour ce que j’en ai pu connaître, même chez les Verts qui affichent pourtant une exigence de démocratie maximale mais qui se réduit finalement à un jeu de tendances et de répartition des postes... Tout ceci m’a fait quitter les Verts dès la fin de mes mandats, après avoir présidé à l’introduction du revenu garanti dans leur programme (mais sans que cette revendication ait été vraiment mise en avant depuis). Il faut dire qu’à l’époque, les Verts n’étaient absolument pas révolutionnaires ni alternatifs, très fiers de n’être que des gestionnaires aspirant au pouvoir derrière une rhétorique qui restait pourtant relativement radicale voire gauchiste pour certains. Hélas, la logique des courants menant à des votes idéologiques irresponsables sera une des causes de l’échec de la conférence de La Haye sur le climat, échec que les Anglais imputeront à Voynet avec quelque raison et qui était d’une telle gravité à mes yeux que je les ai quitté en les traitant de « groupuscule inutile et dangereux ». Ils ne se sont pas beaucoup arrangés depuis mais n’y peuvent sans doute pas grand chose ! C’est un parti d’élus, les partis servant uniquement aux élections...

Il ne faudrait donc pas se faire trop d’illusions sur l’instauration d’une démocratie réelle, ce qui ne veut pas dire y renoncer mais il serait bon du moins de souligner comme l’intérêt de la prise de parole et des places publiques par les « indignés » tient en grande partie à leur « apolitisme » au sens de l’absence de partis et groupes organisés. C’est la condition d’une véritable liberté d’expression mais il faut s’attendre qu’avec le temps les groupes s’organisent pour manipuler le mouvement, un peu comme les militants du parti communiste ont pu truquer les élections d’ATTAC, affectant gravement l’organisation. Il sera très difficile de l’éviter sur le long terme, la menace devant se renforcer à mesure que le mouvement prend de l’ampleur et devient un enjeu important.

Il faut souligner aussi comme la non violence est la condition d’une libération de la parole et de la sympathie des populations. C’est ce qui a été déterminant dans les révolutions arabes, malgré les morts. La tentation de la violence est donc absolument à surmonter, même après des provocations policières. Non seulement avec la violence on se met sur le terrain de l’ennemi, incomparablement mieux équipé et contre lequel on ne peut que perdre, mais, de plus, lorsque les armes parlent, plus personne d’autre n’a la parole. Dans nos sociétés médiatiques, la non violence désarme (relativement) les forces de répression. C’est une imbécillité de croire qu’il faut être violent pour être radical alors que c’est le meilleur moyen pour discréditer un mouvement et le fusiller, rendu tout simplement impossible.

Il n’est pas sûr qu’il soit suffisant de vouloir bannir les organisations pour s’en débarrasser mais il est assez clair que le seul niveau où une démocratie peut être effective, c’est le niveau local, une « démocratie de face à face » comme dit Murray Bookchin qu’il ne serait pas mauvais de remettre à la mode. C’est bien au niveau des communes qu’il faut se rassembler et s’organiser, non pas des partis. Si j’adhère à son municipalisme libertaire, instrument d’une relocalisation de l’économie, c’est quand même avec un peu plus de méfiance que lui sur le fait que cela n’empêche pas la confiscation de la démocratie par quelques notables locaux usant de clientélisme. Une structure fédérale basée sur des communes et des coordinations est certainement ce qu’on peut faire de plus démocratique mais le nombre de niveaux risque là encore de nourrir une nouvelle oligarchie et de laisser sans prise sur les décisions du pouvoir central.

Il y aura donc toujours besoin de grandes mobilisations nationales (voire européennes). C’est prendre la question de la « démocratie réelle » par l’autre bout cette fois, non plus du vote mais de l’action citoyenne qui en corrige les dérives. Il s’agit de rappeler à l’existence la réalité de nos vies, se manifester comme vivant et montrer le caractère collectif des souffrances individuelles. Ce droit de manifestation est plutôt de l’ordre de la grève, d’une pression directe exercée sur le pouvoir et qui d’ailleurs ne prend tout son sens qu’à se coupler avec une grève générale. Occuper une place ou une usine, c’est un peu la même chose.

Pour les formalistes de la démocratie, ces mouvements sociaux sont illégitimes de ne pas passer par le vote (vote qui effectivement le plus souvent ne confirme pas leur caractère majoritaire malgré le soutien de « l’opinion »). Pourtant, ces mouvements de grève et de protestation sont absolument indispensables notamment dans l’impasse actuelle de pays ruinés par la crise et le retournement du cycle économique (pas seulement dans l’immobilier). Comme je le disais dans « l’intervention des peuples », il y a besoin d’une pression populaire pour équilibrer la pression de la finance car les dirigeants ne font pas du tout ce qu’ils veulent. Leur marge de manoeuvre est très faible, dépendant complétement des banquiers (entre autres). D’une certaine façon, les manifestations populaires les aident et peuvent seules sortir de l’impasse d’exigences irréalistes. J’en ai fait l’expérience en entreprise : rien de tel qu’une grève pour que la banque accepte un échelonnement des dettes et relâche une pression insoutenable.

Si les Grecs arrêtaient le pays, refusant de payer la crise, les Allemands (et leurs banques) comprendraient vite ce qu’ils ont à perdre dans l’affaire et se feraient beaucoup plus conciliants au lieu de prendre le risque d’une crise majeure. De même, de fortes mobilisations nationales peuvent seules obtenir d’arrêter les expulsions de logement en Espagne alors qu’un gouvernement est lié par des contrats qu’il ne peut pas remettre en cause si facilement. Il s’agit bien là aussi de démocratie réelle, mais de la part qui dépend de l’action des citoyens, de leur engagement en chair et en os. Un tel mouvement de grande ampleur peut faire passer toute une série de mesures impossibles sinon (comme un revenu de base ?). Il faut savoir que ce n’est pas instaurer pour autant une démocratie réelle préservée de toute dérive alors qu’il y aura toujours besoin, régulièrement, de mobilisations populaires, de moments révolutionnaires comme maintenant, afin de remettre les pendules à l’heure, changer les règles et débloquer des situations intenables. Cette fois-ci, le rapport de force n’est plus entre partis, ni entre réseaux, mais entre le pouvoir et ceux qui le subissent.

Comme toujours, la seule chose qui unit vraiment un peuple malgré toutes ses différences, c’est d’avoir un ennemi commun mais cela n’empêche pas d’en profiter pour essayer de voir tout ce qui nous rassemble et tout ce qu’on peut changer ensemble (le « programme de la résistance »). C’est la grande différence de la France avec la Grèce et l’Espagne, de ne pas s’affronter à un ennemi extérieur, ce qui laisse peu de chance au mouvement de prendre ici pour l’instant et de surmonter les divisions partisanes. En Mai68, la seule chose qui unissait le mouvement, c’était la répression, les manifs pour « libérer nos camarades », ce qui suffisait malgré les petites guéguerres groupusculaires, pour produire tous les effets qu’on sait, jusqu’à la grève générale.

On oublie beaucoup trop que, ce qui a permis la Commune de Paris, c’était que les ennemis étaient à la porte. Pour l’instant la pression de la finance ne se fait pas vraiment sentir. C’est par électoralisme et pure idéologie qu’on s’en prend à ceux qui touchent le RSA ou qu’on réduit le nombre des fonctionnaires, pas sous prétexte de rigueur financière. L’ennemi n’est pas encore désigné aux yeux de tous.

Cela ne devrait pas trop tarder mais, du coup, les Grecs et les Espagnols nous devancent sur ce chemin, explorant les potentialités de l’époque en même temps que les limites de ce qu’on peut faire.

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Mis en ligne par Jean-Paul
 16/06/2011

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