Un texte de Jacques Morel

En novembre 2006, un juge français, le juge Bruguière, accusa Kagame et ses proches d’avoir abattu l’avion du président du Rwanda, ce qui coûta la vie à celui-ci ainsi qu’au président du Burundi et à l’équipage français. De plus, il fit porter sur Kagame la responsabilité du déclenchement du génocide. Par suite, le Rwanda rompit ses relations diplomatiques.

Elles ont été rétablies depuis, mais les accusations du juge Bruguière n’ont pas été retirées pour autant : son successeur, le juge Trévidic, a mis en examen des proches de Paul Kagame. Certes, cela leur permet d’accéder au dossier et de démontrer sa vacuité. Mais les médias français les présument toujours coupables, ce qui les met en porte à faux avec cette réception de Paul Kagame par le Président de la République française.

Désigner les auteurs d’un attentat sans avoir examiné les lieux et les débris de l’appareil abattu, c’est une première judiciaire que s’est offerte le juge Bruguière. Qui plus est, son principal témoin s’est rétracté plusieurs fois et a reconnu devant les juges Poux et Trévidic qu’il n’était pas sur les lieux lors de l’attentat et les jours précédents. Il a donc menti.

Une autre preuve s’est effondrée : le message du Front patriotique rwandais (FPR) revendiquant l’attentat, a été, selon Richard Mugenzi qui l’aurait intercepté, rédigé par le colonel Anatole Nsengiyumva, ancien chef des renseignements militaires, très proches des militaires français et condamné pour génocide par le TPIR.

 

— La suite sur Izuba Information: /info/kagame-a-paris-le-vainqueur-des-genocidaires,523.html

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